Périgord Vert : Pour une Intercommunalité Citoyenne, pas une Féodalité de Bureau !

I. On nous parle de proximité, mais on organise l’opacité. 

Dans nos vallées du Périgord Vert, à l'approche des municipales, c’est le grand silence des agneaux — ou plutôt le calcul feutré des notables en costume. On agite devant les électeurs les fleurs des ronds-points et les nids-de-poule, mais on tait l'essentiel : le véritable moteur du pouvoir local, la Communauté de Communes (ComCom), est devenu une boîte noire démocratique.

En tant que Radicaux, attachés aux libertés communales et au suffrage universel, nous dénonçons ce déni de démocratie qui confisque la parole au peuple.


II. L’escroquerie de la "Proximité" : Le pouvoir s'évapore.

On arpente les marchés de Nontron, de Thiviers ou de Brantôme avec des promesses de clocher. Mais c’est une illusion d’optique ! La réalité, c’est que les compétences vitales — ramassage des déchets (et l'envolée de la redevance), accès aux soins, aménagement du territoire — ont basculé dans l'escarcelle de l'intercommunalité.

Le maire devient un officier d'état civil de luxe pendant que les décisions structurantes se prennent dans des commissions closes.


III. Le "Troisième Tour" : La fin du pacte républicain.

Le conseiller communautaire est élu sur le même bulletin que le conseiller municipal ? Certes. 

Mais qui présente un programme intercommunal clair ? Personne. 

Ce flou artistique n’est pas un accident, c’est une stratégie.

Le "troisième tour" — l’élection du Président de la ComCom — est devenu une petite cuisine entre initiés, loin du regard des citoyens. C’est la négation même du débat politique. Sous couvert de "gestion technique", on nous impose des choix idéologiques libéraux sans jamais avoir reçu le moindre mandat explicite des électeurs.


IV. Le Périgord Vert ne veut plus du "Consensus Mou".

Chez nous, on sacrifie la démocratie sur l'autel d'un consensus de façade. En réalité, ce consensus n'est que la paralysie de la pensée. Nos futurs maires cachent leur jeu : pour qui lèveront-ils la main lors de l’élection intercommunale ? Ils négocient déjà leur vice-présidence ou leur subvention pour la salle des fêtes.

Voter pour un maire aujourd'hui sans savoir quel projet il porte pour la ComCom, c'est signer un chèque en blanc à une technocratie qui ne rend de comptes qu’à la Préfecture.

C’est une insulte à notre tradition de résistance paysanne et à l'esprit des Lumières. On dépossède le citoyen de sa souveraineté au profit d’un "pays" sans âme et sans contrôle populaire.


V. Nos exigences radicales : La clarté ou la sanction !

Le PRG et les citoyens conscients n'acceptent plus ces candidats "muets". Nous exigeons trois engagements de rupture :

    1. Transparence absolue : Chaque candidat à la mairie doit publier sa profession de foi pour l'intercommunalité. Quelles compétences ? Quelle vision ?

    2. Contrat de mandature : Pour qui voteront-ils à la présidence ? Nous voulons des défenseurs du service public, pas des liquidateurs de la ruralité.

   3. Justice fiscale : La fiscalité explose, les services reculent. Le budget de la ComCom doit faire l'objet de débats publics ouverts, et non rester confiné dans l'entre-soi des conseils.


Le Périgord Vert n’est pas une réserve de voix pour élus en quête de strapontins. 
La République, c’est la clarté. 
La Démocratie, c’est le choix. 
Si les candidats refusent le débat sur l’intercommunalité, c’est qu'ils s'apprêtent à trahir l'intérêt général !